La Maladie D'alzeimer .

 

Plus de cent ans après avoir été décrite par le médecin allemand Aloïs Alzheimer en 1906, cette maladie neurodégénérative qui entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire...) reste incurable.

 D’où vient le nom « Alzheimer » ?


La maladie d’Alzheimer a été décrite pour la première fois en 1907, par le neuropathologiste allemand Aloïs Alzheimer (1864-1915), suite à l’observation du cas de Madame Auguste D qui présentait des troubles du comportement associés à une détérioration intellectuelle.
Aloïs Alzheimer a fait le lien entre le déclin de certaines fonctions intellectuelles survenant chez des personnes de moins de 65 ans et des lésions neuro-anatomiques caractéristiques retrouvées dans le cerveau : les plaques séniles.
Plus tard, d’autres lésions typiques de cette maladie seront identifiées : les dégénérescences neurofibrillaires constituées de filaments qui détruisent les neurones peu à peu.



• Maladie véritable ou processus de vieillissement physiologique ?
Pendant des siècles, le déclin intellectuel a été considéré comme la conséquence inévitable du vieillissement.
On sait aujourd’hui qu'il s'agit d'une véritable maladie et non d'une conséquence inéluctable du vieillissement.
Vieillir ne signifie pas perdre la mémoire ou ses facultés intellectuelles.
Chez la personne âgée non atteinte, il est possible d’observer certains changements : ralentissement du traitement de l’information, réduction de la capacité à acquérir de nouvelles données ou apprentissage… L’expérience compense généralement ces phénomènes et les problèmes se trouvent résolus de la même façon que chez le sujet jeune mais avec simplement un peu plus de temps et d’effort.

• Pourquoi parle t-on autant de cette maladie aujourd’hui ?


Le nombre de sujet concernés par la maladie d’Alzheimer serait actuellement en France, de l’ordre de 856 000 (étude PAQUID).
Le pourcentage de personnes atteintes de maladie d’Alzheimer augmente régulièrement avec l’âge : de 0,6% entre 65 et 69 ans, il atteint 22,2% après 90 ans.
Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie dans notre pays et du vieillissement de la population, une forte augmentation de ce chiffre est à prévoir dans les années à venir.
On n'a donc pas fini d’entendre parler de la maladie d’Alzheimer .

La maladie d'Alzheimer est une maladie du cerveau. Elle se caractérise par une mort progressive des cellules nerveuses.

Au fur et à mesure que la maladie d'Alzheimer affecte une nouvelle région du cerveau, elle peut entraîner la perte de certaines fonctions.
Les lésions débutent dans les zones du cerveau qui sont impliquées dans la mémoire puis elles s'étendent progressivement à d'autres régions qui interviennent dans le langage, les capacités gestuelles, le raisonnement, …
De façon plus générale, la personne atteinte subit un changement de comportement et des difficultés croissantes dans sa vie intellectuelle et relationnelle.

Bien que la maladie entraîne des changements, elle ne modifie pas la capacité de la personne à éprouver des sentiments
comme la joie, la colère, la peur, l'amour ou la tristesse, et à réagir à ces sentiments.

 

Principale cause de dépendance lourde des personnes âgées, la maladie d'Alzheimer frappe environ 600.000 personnes en France (860.000 si l'on compte aussi les syndromes apparentés).

Le nombre de malades pourrait grimper à 1,3 million en 2020 et 2,1

 

millions en 2040, avait souligné un rapport publié en 2005 par l'Office

parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps), qui évoquait un "tsunami".

Dans le monde, la maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés affectent 24,3 millions de personnes et pourraient en toucher 81 millions d'ici 2040, car 4,6 millions de nouveaux cas par an sont enregistrés, soit un toutes les sept secondes.

Face à ces enjeux, il n'y a "pas de temps à perdre". C'est le slogan choisi pour la journée mondiale par Alzheimer's Disease International (ADI), qui chapeaute 75 associations nationales de malades.

Les symptomes

Perte de mémoire progressive. On oublie fréquemment des choses et on ne s'en souvient pas.

- Difficulté à exécuter des tâches familières.

- Oubli de mots simples ou emploi de termes inadéquats.

- Difficulté à s'orienter dans l'espace et dans le temps. Égarement dans son propre quartier.

- Jugement altéré. Difficulté à gérer son compte en banque.

- Difficulté à comprendre des notions abstraites.

- Rangement d'objets dans des lieux inappropriés (par exemple, un bijou dans le sucrier).

- Sautes d'humeur et comportements inhabituels.

- Manque d'intérêt pour tout.

- Passivité.

Notez que d'autres maladies, comme la dépression sévère, peuvent entraîner des pertes de mémoire importantes chez les personnes âgées. "Il vaut donc mieux consulter un spécialiste de la mémoire plutôt que de choisir de ne pas voir ces symptômes, même si on craint d'avoir à composer avec un diagnostic officiel de la maladie d'Alzheimer".

Vrai-Faux.

1. La maladie d’Alzheimer est héréditaire. Ma grand-mère souffre de cette maladie et je risque à mon tour d’en être atteinte plus tard.


Il existe quelques familles dans le monde souffrant de maladie d’Alzheimer héréditaire. Dans ce cas, les signes débutent le plus souvent avant l’âge de 60 ans et touchent plusieurs membres de la famille à chaque génération.
Mais dans la plupart des cas de maladie d’Alzheimer, on retrouve des facteurs de prédisposition génétique.
Des travaux de recherche ont permis de reconnaître un état génétique particulier, lié à un risque plus élevé d’être atteint par la maladie d’Alzheimer:
- les personnes porteuses de 2 gènes ApoE de type E4, ont un risque plus élevé de développer la maladie que celles qui sont porteuses d’autres formes du gène,
- les personnes ayant le gène ApoE de type E4 en un seul exemplaire ont un risque intermédiaire.
Mais posséder les 2 gènes ApoE de type E4, n’implique pas de développer la maladie dans100% des cas, mais que le risque est plus élevé que pour les personnes qui ne possèdent pas ce type de gène.

2. Il (elle) n’arrête pas de déambuler toute la journée. Je dois absolument l’en empêcher.

FAUX.
La déambulation est un trouble du comportement assez fréquent chez les sujets atteints de maladie d’Alzheimer modérée ou sévère. Il ne sert à rien d’entraver la déambulation car cela induit souvent une grande agitation. Il est préférable d’essayer d’organiser la déambulation pour qu’elle soit moins gênante pour l’entourage et qu’elle s’effectue dans des conditions de sécurité satisfaisantes.
Certaines institutions ont prévu dans leur architecture, des espaces permettant la déambulation en toute sécurité.
Les médicaments sédatifs sont inefficaces pour réduire la déambulation mais entraînent des effets secondaires tels que les chutes à répétition.
3. On meurt de la maladie d’Alzheimer ?

VRAI et FAUX
Les statistiques montrent que la survie des malades est en moyenne de 8 à 10 ans après le diagnostic initial.
Certains malades peuvent mourir quelques mois après le diagnostic, souvent d’une autre maladie (cancer, accident vasculaire cérébral), alors que d’autres vont vivre encore 10 ans.
La perte d’autonomie liée à la maladie à un stade évolué (dénutrition, perte de mobilité, troubles de la déglutition) favorise des pathologies qui peuvent être fatales
(thromboses veineuses, embolies pulmonaires, maladies infectieuses, fausses routes, déshydratation, escarres…).

4. Mon époux(se) prend encore sa voiture pour aller faire les courses. Je dois trouver un moyen de l’en empêcher.

VRAI.
Plusieurs études ont mis en évidence l’implication de personnes âgées atteintes de démence dans des accidents de voiture. Les démences touchent plusieurs fonctions cérébrales impliquées dans la conduite : attention, temps de réaction, troubles moteurs, troubles visuels, orientation…
Les sujets atteints de maladie d’Alzheimer doivent donc arrêter de conduire pour leur propre sécurité comme pour celle des autres usagers de la route.
Cette limitation est souvent douloureuse et vécue comme une perte d’indépendance supplémentaire. Il est important d’obtenir l’adhésion du sujet et d’organiser sa vie pour éviter les effets négatifs de cette mesure sur le quotidien.

Le médecin peut être amené à décourager le patient, de rédiger pour la famille une note dans laquelle il déconseille la conduite et que cette dernière montrera au patient chaque fois qu’il manifeste l’envie de le faire.

Sur le plan légal
Dans l’hypothèse où la mise en garde du patient sur l’incompatibilité de son état de santé avec la conduite automobile ne suffirait pas, il est possible au médecin, en concertation avec les membres de la famille du malade, de recourir aux dispositions du Code de la route et à ses arrêtés d’application ci-après :

L’article R. 221-14 du Code de la route, paragraphe I, point 1° dispose que postérieurement à la délivrance du permis de conduire, le préfet peut prescrire un examen médical dans le cas où les informations en sa possession lui permettent d’estimer que l’état physique du titulaire du permis peut être incompatible avec le maintien de ce permis de conduire.

Le médecin peut donc saisir, par lettre simple, la commission médicale primaire départementale dans le ressort de laquelle le malade est domicilié et faire état de la situation de son patient. Les commissions médicales ont été instaurées par l’arrêté ministériel en date du 7 mars 1973 modifié. Elles sont mises en place et organisées par le préfet et composées de médecins généralistes et spécialistes. Elles sont chargées d’apprécier l’aptitude physique des candidats aux permis de conduire et des conducteurs.

A cette occasion, le médecin peut viser l’arrêté ministériel du 7 mai 1997 pris en application des articles R. 221-10 et R.221-19 du Code de la route qui donnent au ministre chargé des transports la possibilité de prévoir que les permis de conduire des catégories A et B (groupe dit des véhicules légers), en principe délivrés sans visite médicale préalable, soient soumis à une visite médicale obligatoire.

Cet arrêté ministériel fixe la liste des incapacités physiques incompatibles avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire ainsi que des affections susceptibles de donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée.

La maladie d’Alzheimer n’est pas nommément citée dans la liste de l’arrêté de 1997, mais elle est susceptible d’entrer dans la catégorie des affections appartenant à la classe IV intitulée « Neurologie - Psychiatrie » portant le numéro 4.8, ainsi définies : « Troubles neurologiques, troubles comportementaux, troubles de la sénescence. »
En tout état de cause, la liste n’est pas limitative, et l’annexe de l’arrêté prévoit la possibilité de faire application du texte même pour une affection non mentionnée à la liste.

Au vu du certificat médical établi après examen réalisé par la commission médicale, le préfet prononce, s’il y a lieu, soit la restriction de validité, la suspension ou l’annulation du permis de conduire, soit le changement de catégorie de ce titre.

En cas d’accident de la circulation, rappelons qu’en vertu des principes généraux de la responsabilité médicale civile :
- le médecin est en principe tenu d’une responsabilité contractuelle (application de l’existence d’un contrat entre le praticien et le malade) ;
- la jurisprudence ne reconnaît la responsabilité du médecin sur le terrain délictuel que de façon exceptionnelle et dérogatoire au principe ;
- la responsabilité médicale est fondée sur la faute, nécessitant la preuve par le patientdu manquement du médecin à ses obligations (article 1142-1 du Code de la santé publique : le médecin « n’est responsable des conséquences dommageables d’actes de prévention, de diagnostic et de soins qu’en cas de faute »).

La responsabilité du médecin ne pourrait s’envisager qu’en cas de faute, qui en l’espèce pourrait consister en un défaut d’information du patient (ou des membres de sa famille) sur son état de santé et l’incompatibilité de celui-ci avec la conduite automobile. Il resterait également à établir le lien de causalité entre cette faute et le préjudice, qui pourrait être défini comme la perte de chance d’éviter l’accident ayant causé le dommage.

D’une façon générale, il est aussi conseillé d’interdire l’utilisation de machines telles que taille-haies, tronçonneuse, couteaux électriques…



 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'évoque aujourd'hui ,cette maladie terrible pour moi car j'ai vu ma mère en l'espace de 10 ans devenir un véritable légume avec cette saloperie qui avait investi son corps.

 

Elle était devenue grabataire et dépendait d'une assistante de vie.On devait lui donner à manger comme à un bébé.C'est très dégradant cette maladie et très dur à supporter pour les membres de la famille de celui ou celle qui s'en trouve atteint.

Les dernières années de sa vie ,elle ne nous reconnaissait plus ni moi ,ni mon père qui avait malgré décidé de la garder à la maison jusqu'au bout assisté d'une aide familliale jour et nuit.

Elle n'a même pas eu conscience que le bébé que je lui montrais ce jour de janvier 2000, était Sarah la dernière de mes enfants.

Ma fille.Sa petite-fille.

 

Elle est décédée le 17 janvier 2002 d'un arrêt cardiaque.

 

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Commentaires (2)

1. kitel 12 03/11/2010

Merci d'abord pour les infos que j'apprends sur la maladie d'Alzheimer.
Je suis en formation et je travaille depuis peu dans une unité avec des personnes âgées atteints de cette maladie. Et malheureusement je n'y connais pas grand chose et je fais beaucoup de recherche, c'est comme ça que je suis tombé sur votre blog. Je me permets de vous dire que je me servirai de votre article pour mon rapport et le citerai dans ma bibliographie.
je trouve votre blog magnifique, je vous en prie continuée ...

2. DOUAI (site web) 08/12/2008

Bonjour
Je trouve votre histoire bien rempli d'émotion et je trouve que vous avez bien du courage avoir pu affronter cette terrible chose qui a fait du mal a votre maman, qu'elle repose en paix.
Je suis élève aide soignante et je m'interroge sur cette maladie et j'ai trouvé votre blog bien sympathique à mes yeux.Tout les sujets que vous avez mis me ressemble et j'admire votre force, je reviendrais avec plaisir, j'ai trouvée certaine réponse à mes questions;merci a bientôt.

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